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Qu’elle est la différence entre les deux types d’OQTF ?

Voici un article qui éclaire les différences entre les deux types d'obligations de quitter le territoire français (OQTF) :


Celles basées sur un départ volontaire et celles assorties d'un délai de 48 heures.


Départ Volontaire vs. Délai de 48 Heures


En France, l'Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTF) est une mesure administrative qui signifie qu'une personne n'a pas ou plus le droit de séjourner sur le territoire français.


Cependant, toutes les OQTF ne se ressemblent pas, et les conséquences varient considérablement selon qu'il est question d'un départ volontaire ou d'un départ imposé avec un délai de 48 heures.



1. Délai pour partir : L'individu a généralement un délai de 30 jours pour quitter la France de son plein gré. Ce délai vise à lui donner suffisamment de temps pour organiser son départ, régler ses affaires courantes et partir dans la dignité.


2. Absence d'interdiction de retour : Souvent, cette option n'implique pas d'interdiction de retour sur le territoire français. Cela signifie que la personne peut demander un nouveau visa ou titre de séjour après avoir quitté la France


Voici comment vous pouvez contester une OQTF, que ce soit avec un départ volontaire ou un délai de 48 heures.


Recours contre une OQTF avec possibilité de départ volontaire


1. Recours administratif : Vous pouvez adresser un recours gracieux auprès de la préfecture qui a émis l'OQTF. Cela implique de demander à l'administration de revenir sur sa décision. Le délai pour déposer ce recours est généralement de 30 jours à compter de la notification de l'OQTF.


2. Recours contentieux : Vous avez aussi la possibilité de saisir le tribunal administratif pour contester l'OQTF. Le recours doit être déposé dans un délai de 30 jours suivant la notification de la décision (ou de la réponse à votre recours administratif si vous en avez fait un).


Recours contre une OQTF avec un délai de 48 heures :


Pour une OQTF assortie d'un délai de 48 heures, les options de recours sont plus urgentes et limitées, compte tenu du court délai imparti pour quitter le territoire français.


Voici les démarches à suivre :


1. Recours en urgence (référé-liberté) : Vous pouvez déposer un recours en référé-liberté devant le tribunal administratif si vous estimez que l'OQTF avec un délai de 48 heures porte une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. Ce recours doit être déposé rapidement, car il vise une décision en urgence, généralement dans les 48 heures suivant le dépôt.


2. Recours contentieux : Simultanément, vous pouvez contester la légalité de l'OQTF elle-même en saisissant le tribunal administratif. Ce recours doit être effectué dans un délai très court, typiquement dans les 48 heures suivant la notification de l'OQTF, en raison de l'urgence de la situation.


3. Demande d'aide juridictionnelle : Étant donné l'urgence et la complexité de ces démarches, il est conseillé de demander l'assistance d'un avocat. Si vos ressources sont limitées, vous pouvez demander l'aide juridictionnelle pour couvrir les frais d'avocat.

Importance de l'assistance juridique

Dans les cas d'OQTF, surtout avec un délai de 48 heures, l'assistance d'un avocat spécialisé en droit des étrangers est cruciale. L'avocat peut vous aider à naviguer dans les complexités du droit d'asile et du droit des étrangers, à préparer votre dossier de recours, et à défendre vos droits devant le tribunal. La rapidité est essentielle, donc dès la réception de l'OQTF, il est important de consulter immédiatement un professionnel.


Ces recours sont conçus pour offrir une voie de contestation aux décisions qui peuvent avoir un impact profond sur la vie des personnes concernées. L'efficacité de ces recours dépend fortement de la capacité à fournir des preuves et des arguments solides pour contester les motifs de l'OQTF.


Cabinet d'Avocat Vanessa EDBERG

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